Manifeste !

Les chercheurs honnêtes reconnaissent que ce virus a pris tout le monde par surprise et ne cesse de dévoiler sa complexité. Il y a peu de recul mais toutes les forces semblent déployées pour le combattre, c’est un fait.

Et pourtant. Malade lors de la première vague, je ne peux que partager les mots de Jacques-Yves Bellay au sujet du fameux « Ségur de la Santé » (Esprit, Les ambiguïtés du Ségur de la santé, juillet-août 2020) :
« En réalité, la crise de la Covid-19 a été l’occasion de surenchères démagogiques sans précédent. Entre les professeurs de centres hospitaliers universitaires (Chu) paradant sur les plateaux de télévision – des hommes en général – pour apporter leurs solutions prêtes à l’emploi, la querelle tragicomique sur l’hydroxychloroquine, et les pseudo-experts venus vendre leur dernier livre, nous avons assisté à un défilé de propos relevant soit de la provocation, soit de la mise en scène d’ego démesurés. »
Si vous lisez l’article, vous y apprendrez que près de 800 postes sont vacants dans des hôpitaux parisiens mais sinon, tout va bien madame la Marquise. Et pourquoi remettre en question la T2A ? Peu importe si quelques infirmières n’en peuvent plus puisque les pontes continuent de s’empresser sur des plateaux télé ! Vive l’amélioration du fonds de roulement, les GHT (groupements hospitaliers de territoires), et la T2A : et vous vous demandiez où étaient passés votre compote et votre biscotte sur votre plateau de petit déjeuner ?!

Ceci dit,

A l’heure où les parents appréhendent les annonces du gouvernement quant à un éventuel allongement des vacances scolaires,

A l’heure où les uns ferment pour une durée indéterminée quand les autres espéraient justement en signer une de durée indéterminée,

A l’heure où les étudiants hésitent à poursuivre une année qui n’en est pas vraiment une,

A l’heure où des plus jeunes s’inquiètent pour l’éventuel « auto confinement » de leurs grands-parents géniaux,

A l’heure où on ne sait plus rien et où n’importe qui s’invente gourou,

A l’heure où le vrai du faux de l’éventuel du partiel du ceci-dit a pignon sur rue,

A l’heure où les chaînes de désinformation n’ont jamais mieux porté leur nom,

A l’heure où Machine connaît le frère de Truc qui travaille avec le neveu d’un Tel qui a entendu dire que…

STOP

Que l’on soit parent(s) en panique totale à l’idée de devoir gérer les enfants en télétravail ou en présentiel,

Que l’on soit étudiant, collégien, lycéen, post bac ou post doc,

Que l’on soit chef(fe) rebelle ou démissionnaire,

Que l’on soit CDI-sé(e) flippé(e) ou CDD stressé(e),

Que l’on soit jeune retraité(e) toute juste vacciné(e) ou anti-aiguille,

Rien ne remplacera le moment qui manque le plus, celui qui met les larmes au cœur ou aux yeux en y pensant.

Rien ne remplacera les moments entre amis ou les soirées en amoureux dans nos restaurants préférés, après un verre, une expo ou un ciné.

Et si, les yogi inversaient la tendance ? Si dans cette actualité aussi sinistre que la météo du moment, on instillait un peu de douceur et de chaleur ?

ALORS

A l’heure du couvre-feu, il est plus que temps de rallumer les étoiles.

Quelle meilleure discipline que le candlelight pour rallumer les étoiles dans nos têtes aux 100 000 pensées, dans nos yeux fatigués de mauvaises nouvelles et dans nos cœurs tristes ?

Un dresscode réconfortant et de saison (sans bottes ni imper mais avec chaussettes et bouillotte), des postures murmurées, des bougies pour l’apaisement et le lâcher-prise… Partant(e) ? Seul(e), à deux, à trois, avec le chien, le chat ou Bubule le poisson rouge, avec papi et mami, enceinte, grippé(e) ou sortant de la gastro, yogini débutant, aguerri ou ayant la souplesse d’un morceau de bois, chacun peut pratiquer et bénéficier du candlelight.

Et alors, même si
« La trompette sonne et résonne
Sonne l’extinction des feux »
Pour nous « La nuit s’écoule doucement
[…]Nos étoiles au firmament
 1« .

Merci Margot Peyron pour la découverte de cette si jolie pratique 😉

1Nos étoiles, G. Apollinaire

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