Le coeur riant, de Bukowski

Ou comment le poète « le plus dégueulasse » de l’Amérique et certainement le plus dérangé peut aussi être l’un de ceux qui nous apporte le plus de réconfort.

Comme un clin d’œil, c’est au début de mon variant anglais que j’ai découvert ce poème de Charles Bukowski, l’un des poètes les plus torturés, sombres et décadents de l’Amérique contemporaine.

Ce poème a occupé mon esprit dernièrement : en lisant avec effroi les statistiques sur les suicides des internes, lors de mon passage aux urgences, en échangeant avec quelqu’un que j’apprécie sur son mal-être.
Alors après mon gros coup de gueule sur les internes #ProtegeTonInterne, j’ai eu envie de partager un coup de cœur.

Nombreux sont ceux qui ont besoin de voir la lumière en ce moment : les patients COVID et non COVID, les soignants épuisés, les chômeurs partiels et les télétravailleurs « sans horaires », etc.
Bref, à tous en général mais en particulier à ceux qui n’y arrivent plus ou qui ont peur de craquer, à ceux pour qui le bout du tunnel semble trop loin ou les issues impossibles.
A toi aussi et ce silence que je déteste.

« Ta vie est ta vie
Ne te laisse pas abattre par une soumission moite
Sois à l’affût
Il y a des issues
Il y a de la lumière quelque part
Il y en a peut-être peu
Mais elle bat les ténèbres
Sois à l’affût
Les dieux t’offriront des chances
Reconnais-les
Saisis-les
Tu ne peux battre la mort
Mais tu peux l’abattre dans la vie
Et le plus souvent tu sauras le faire
Le plus il y aura de lumière.
Ta vie, c’est ta vie.
Sache-le tant qu’il est temps
Tu es merveilleux
Les dieux attendent cette lumière en toi
« 


C. Bukowski, Le cœur riant.

Les lumières de San'Angelo sur l'île d'Ischia, une nuit de septembre
« Il y a une lumière quelque part. Ce n’est peut-être pas beaucoup de lumière mais elle brise les ténèbres » C. Bukowski.
(Lumières de San’Angelo, Ischia, une nuit de septembre)
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